Le 11 janvier 2008
Subprimes aux USA et financement des entrepreneurs en France
Les banques françaises vont comptabiliser des milliards de provisions suite aux engagements qu’elles ont pris dans des titres liés aux prêts immobiliers américains à risques (subprime).
Elles ont gagné des commissions confortables auparavant je ne pleurerai donc pas sur leur sort.
Je réagis à l’annonce des pertes qu’elles vont faire en regard à leur comportement vis-à-vis des créateurs et des repreneurs d’entreprises français.
Dans la Caravane des Entrepreneurs nous avons dans certaines étapes des banquiers. Nous remercions ceux qui se mobilisent car ils sont rares.
Beaucoup de banquiers disent très franchement qu’ils ne sont pas intéressés par les créateurs et les repreneurs d’entreprises. Ces financeurs estiment qu’ils prennent des risques et qu’ils ne gagnent pas d’argent sur les prêts qu’ils font à ces porteurs de projets .Pour que ce type d’opération soit rentable il faut que l’entreprise dégage ensuite du « volume »,qui leur permettra de se rattraper en facturant des commissions diverses et variées.
Les banquiers estiment de plus que les créateurs et les repreneurs seront dans tous les cas obligés de les contacter pour obtenir des prêts et ouvrir un compte. Le seul risque pour les banquiers est donc qu’un créateur ou qu’un repreneur fasse affaire avec une banque concurrente et de perdre une petite part de marché.
L’émergence de courtiers en financements professionnels qui instruisent un dossier, vérifient le business plan et ensuite l’acheminent à 5 à 10 banquiers pour les mettre en concurrence va certainement renforcer cet immobilisme des banques vis-à-vis des créateurs et des repreneurs d’entreprises. Je pense que d’un autre coté cette nouvelle pratique fera gagner du temps et renforcera les chances des créateurs et des repreneurs d’entreprises d’obtenir des financements. Le coût du financement ne sera pas plus favorable à la fin car il faut bien rémunérer le courtier et c’est le client final qui paie.
Le comportement des banques est complètement différent vis-à-vis de la franchise pour plusieurs raisons :
- statistiquement le risque est beaucoup moins élevé qu’en création d’entreprise (15% contre 50% dans les 5 ans),
- la visibilité est plus grande qu’en reprise ou en création, puisque le concept a déjà été testé par ailleurs
- le franchiseur a déjà effectué une sélection parmi les candidats franchisés
- le coût d’étude d’un dossier est moins élevé pour le banquier car il est mutualisé entre différents franchisés
- pour les franchises de commerce les commissions à venir sont significatives car le volume existe dont une grande partie est réalisée par carte bancaire (donc avec une commission significative)
Pour ces raisons la plupart des grandes banques de réseau ont créé un département franchise qui étudie tous les dossiers des candidats franchisés.
Même si certains banquiers ne sont pas très intéressés par la création et la reprise d’entreprise (en contradiction avec les publicités qu’ils passent dans les médias), je constate qu’il est cependant moins risqué pour les entrepreneurs d’emprunter aujourd’hui que voilà 20 ans.
Quand j’ai créé mon cabinet d’expertise comptable en 1986 et que par la suite j’ai réalisé 60 opérations de reprise de cabinets d’expertise comptable, j’ai eu affaire en permanence aux banquiers pour financer la croissance externe. A chaque fois, y compris dans les dernières années alors que la société était rentable et réalisait 250 MF de chiffre d’affaires, les banquiers ont réclamé ma caution personnelle et une assurance décès /invalidité à leur profit. Pas d’emprunt sans ces garanties. Aujourd’hui il est plus facile pour les entrepreneurs de mobiliser les structures de caution mutuelle. Les conseils régionaux abondent de plus ces organismes pour que créateurs et repreneurs puissent financer leurs projets.
Espérons qu’avec cette crise des subprimes l’argent ne va pas se raréfier et que créateurs et repreneurs pourront encore emprunter. Si les banques françaises avaient prêté seulement 10% des sommes qu’elles ont investies dans l’immobilier américain aux créateurs et repreneurs d’entreprises français, nous aurions certainement quelques dixièmes de pour cent de croissance en plus en France.
Auteur : Jean Paul Debeuret organisateur de la Caravane des entrepreneurs
www.caravanedesentrepreneurs.com
Mots clés :financement créateur entreprise,financement repreneurs entreprise,financement projet,financement,business plan,reprise entreprise,création entreprise,franchise,financement franchise
Le 20 décembre 2007
Comprendre la structure de votre compte de résultat
Le compte de résultat distingue cinq types de résultat :
- le résultat d’exploitation est la différence entre les charges et les produits d’exploitation, qui résultent de l’activité courante de votre entreprise pour l’exercice en cours.
- le résultat financier est la différence entre les charges financières et les produits financiers. Il fournit des informations sur les financements utilisés par l’entreprise.
- le résultat courant est égal au résultat d’exploitation plus ou moins le résultat financier. Il est le reflet de l’activité normale de l’entreprise, hors tout élément exceptionnel ou élément relatif aux exercices antérieurs.
- le résultat exceptionnel enregistre les opérations non liées à l’activité courante de l’entreprise ou relatives aux exercices antérieurs.
- le résultat de l’exercice est égal au résultat courant plus ou moins le résultat exceptionnel. Il est la synthèse de toutes les charges et tous les produits, y compris l’impôt sur les sociétés et la participation des salariés aux fruits de l’entreprise.
Le compte de résultat est un des trois documents qui composent les états financiers de l’entreprise.
Il regroupe les produits et les charges, qui se rattachent à un exercice comptable et enregistre :
- au débit les charges,
- au crédit les produits.
Les dotations aux comptes 68, d’amortissements et de provisions, se font sans débours de trésorerie.
L’amortissement est la constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’une immobilisation, résultant de l’usage, du temps. L’amortissement constate la perte de valeur de l’immobilisation et permet d’en assurer le renouvellement. Il représente une affectation du bénéfice à la reconstitution du capital.
Les provisions sont des déductions destinées à faire face à une perte ou à une charge ultérieure, dont l’objet est nettement précisé mais la réalisation incertaine, et qui est rendu probable en raison d’événements survenus au cours de l’exercice.
Réalisez une analyse de vos comptes de résultat sur trois ou cinq ans.
- Les liasses fiscales sont comparatives sur deux ans.
- La comparaison sur deux ans est insuffisante, elle doit être réalisée au moins sur trois ans, voire sur cinq ans.
Comparez vos résultats avec ceux de vos concurrents. Vous pourrez les obtenir :
- soit, en synthèse, auprès de votre centre de gestion agréé pour les entreprises individuelles ;
- soit aux greffes des Tribunaux de commerce pour les sociétés.
Auteur : Consultants Forces www.forces.fr
Mots clés : Analyse du bilan, Analyse financière, état financier, grandes masses, liaison entre bilan et compte de résultat, rôle de l’annexe, soldes intermédiaires de gestion, ratios d’exploitation
Le 20 décembre 2007
Etablir votre business plan
Vous établissez un business plan dans différentes situations :
- lors du lancement de votre activité, que ce soit dans le cadre d’une création d’entreprise, d’une reprise d’entreprise ou d’une installation en franchise ;
- lors du lancement d’une nouvelle activité, complémentaire à celle(s) que vous exercez actuellement, si vous êtes déjà installé ;
- lors d’un investissement important : achat d’immeuble ou de matériel, changement du système d’information de votre entreprise…, que cet investissement soit financé par des capitaux propres ou par des emprunts ;
- pour la gestion de votre entreprise. Chaque année, lorsque vous établissez vos budgets, vous réfléchissez à l’avenir, décidez d’investissements, programmez des embauches, calculez votre chiffre d’affaires, vos charges et votre résultat futur.
Dans les cas de création d’entreprise et de lancement d’une nouvelle activité, le business plan est plus difficile à établir, car vous n’avez pas d’historique, de passé sur lesquels vous pouvez vous appuyer.
Lorsque vous embauchez un salarié dans une fonction qui n’existe pas, vous avez tout intérêt à réaliser un mini business plan :
- détermination du poste à pourvoir, de la position hiérarchique, des missions confiées ;
- chiffre d’affaires espéré de ce nouveau salarié ;
- coût de fonctionnement (salaire + charges sociales + frais annexes) ;
- coût initial d’embauche (coût de l’annonce, honoraires ou temps passé par le recruteur, coût d’intégration et de formation du salarié).
La réalisation du business plan est une étape charnière qui permet de passer de la réflexion à l’action. Le business plan vous permet, entre autres :
- de synthétiser vos réflexions ;
- de vérifier la cohérence de votre projet ;
- de fixer votre plan d’action ;
- de chiffrer l’ensemble de vos décisions ;
- d’obtenir des financements si vous en avez besoin.
Le business plan est d’abord un document de travail, qui vous permet de synthétiser vos réflexions et de fixer votre plan d’action et ses conséquences financières.
Le business plan vous est donc d’abord destiné, pour contrôler vos idées. Il vous est utile pour que vous vous posiez les bonnes questions avant de démarrer votre activité. Il vous évite des déboires ultérieurs dus à un manque de préparation.
Ensuite, il est destiné au banquier ou aux investisseurs, si vous avez besoin de financements complémentaires pour réaliser votre projet.
Lorsque vous serez installé, vous mettrez en place un système de budget et de contrôle budgétaire, pour gérer les opérations courantes de votre entreprise.
Pour les opérations exceptionnelles (investissement important, lancement d’une nouvelle activité), vous établirez des business plans.
Le business plan, comme les budgets, constitue un document de référence, qui fixe des objectifs, des buts à atteindre, et détermine les moyens pour y arriver.
Auteur : Consultants Forces www.forces.fr
Mots Clés : Plan d’action provisoire, étude de marché, Investissements de départ, charges initiales, compte de résultat prévisionnel, besoin en fonds de roulement, plan de financement, chiffre d’affaires
Le 19 décembre 2007
Comprendre les grandes masses de votre bilan
L’actif est divisé en deux grandes masses :
l’actif immobilisé, qui comprend les biens acquis ou apportés à votre entreprise et destinés durablement à son activité. Les immobilisations sont divisées :
- en immobilisations corporelles : les immeubles, les constructions, les machines, les véhicules,
- en immobilisations incorporelles : le fonds de commerce, les brevets, les licences.
l’actif circulant, qui se compose des éléments appartenant à votre entreprise et nécessaires à son cycle d’exploitation. Ce sont principalement :
- les stocks : marchandises, matières premières, produits finis,
- les créances clients,
- la trésorerie : banque et caisse.
Ces trois principaux éléments (stocks, créances, trésorerie) connaissent un roulement, une rotation rapide d’où le terme d’actif circulant.
Le passif est divisé en deux grandes masses :
- les capitaux propres. Ce sont les ressources durables apportées à la création de votre entreprise par les apporteurs de capitaux et augmentées, au cours de la vie sociale, du résultat généré par son activité et non distribué.
Les capitaux propres sont essentiellement constitués par le capital et les réserves. Ils constituent les fondations de l’équilibre financier de votre entreprise.
- les dettes. Ce sont tout d’abord les emprunts à moyen et long terme qui constituent des ressources de financement durable.
Les autres dettes découlent du cycle d’exploitation habituel de votre entreprise. Ce sont généralement des dettes à court terme, principalement les sommes dues aux fournisseurs, aux salariés, aux organismes sociaux, à l’Etat, ainsi que le découvert bancaire.
Pour un bon équilibre du bilan, les financements stables (capitaux propres et emprunts) doivent être supérieurs aux emplois durables (immobilisations). L’excès de financements stables sur les emplois durables est appelé fonds de roulement net. Ce fonds de roulement net correspond à la partie des ressources stables consacrées au financement des emplois momentanés.
La cotation de la Banque de France est composée de trois éléments :
- une cote d’activité qui dépend de votre chiffre d’affaires,
- une cote de crédit, qui varie de 0 (la meilleure note) à 6,
- une cote de paiement. 7 = paiement régulier ; 8 = difficultés de trésorerie surmontables ; 9 = solvabilité gravement compromise.
Les destinataires de la cotation Banque de France sont, tout d’abord, les entreprises, mais aussi tous les banquiers.
Les actifs sont égaux aux passifs, la différence constitue le résultat.
Le bilan fait apparaître le résultat de l’entreprise mais ne décrit pas les opérations qui ont permis de le constituer.
Pour les obtenir, la comptabilité enregistre les produits et les charges dans le compte de résultat.
Auteur : Consultants Forces www.forces.fr
Mots clés : Analyse du bilan, Analyse financière, état financier, compte de résultat, liaison entre bilan et compte de résultat, rôle de l’annexe, soldes intermédiaires de gestion, ratios d’exploitation
Le 19 décembre 2007
Analyser votre bilan
Le bilan est un tableau, qui à une date donnée, représente la situation patrimoniale d’une entreprise. A gauche l’Actif : « ce que possède l’entreprise » et à droite le Passif : « ce que doit l’entreprise ».
A l’actif du bilan, les emplois sont classés du haut vers le bas en fonction leur aptitude à se transformer en liquidités.
- Les immobilisations constituent des emplois stables qui se déprécient lentement ou pas du tout. Les immobilisations ne sont pas destinées à être revendues aux clients, elles sont nécessaires à l’activité de l’entreprise. Elles vont demeurer à l’actif de l’entreprise pour une durée qui varie entre 3 et 50 ans.
- Les stocks peuvent être revendus soit en l’état aux clients, soit après transformation. Les stocks constituent le point de départ du cycle qui va aboutir à la création de ressources nouvelles pour l’entreprise. Les stocks demeureront dans l’entreprise, suivant l’activité, de quelques jours jusqu’à un an.
- Les créances, dont les comptes clients constituent la principale partie, peuvent se transformer rapidement en liquidités. Le crédit clients varie habituellement entre 0 et 90 jours.
- La banque et la caisse représentent des sommes immédia-tement disponibles.
Les immobilisations sont amorties, les stocks et les créances sont dépréciés grâce aux provisions.
Au passif du bilan, les ressources sont classées par ordre d’exigibilité croissante.
* Les capitaux propres sont à disposition pour une durée longue. Ils peuvent être prélevés par décision de l’exploitant dans une entreprise individuelle, ou par décision des actionnaires ou des associés dans une société.
* Les emprunts sont contractés pour une durée supérieure à un an et pouvant aller jusqu’à 15 ans.
* Les dettes auprès des tiers doivent entraîner un besoin prochain de trésorerie. Le crédit fournisseur varie habituellement entre 0 et 90 jours.
Les capitaux propres de l’entreprise correspondent :
* au capital initial de l’entreprise,
* plus les bénéfices accumulés au cours du temps et non distribués, c’est-à-dire portés en réserves,
* augmentés des bénéfices réalisés chaque année.
Si l’entreprise réalise des pertes, les capitaux propres sont diminués d’autant. Si l’entreprise distribue des bénéfices ou des réserves, les capitaux propres sont diminués.
En conclusion, pour améliorer vos capitaux propres, vous devez dégager des résultats et les distribuer avec parcimonie.
Du fait de l’unicité du patrimoine d’une personne physique, c’est-à-dire la confusion entre le patrimoine privé et le patrimoine professionnel, il n’existe pas de capital dans une entreprise individuelle.
Le compte de l’exploitant enregistre les apports initiaux de l’entrepreneur individuel, les compléments d’apports financiers et les prélèvements financiers qu’il fait pendant la vie de l’entreprise. Le compte de l’exploitant peut être débiteur, si les prélèvements excèdent les apports et les bénéfices.
Les ratios, rapports entre deux comptes, sont divisés principalement :
- en ratios bilanciels qui permettent d’analyser le bilan,
- en ratios d’exploitation qui analysent le compte de résultat,
- et en ratios de rotation qui sont la comparaison entre des comptes de bilan et des comptes du compte de résultat.
Auteur : Consultants Forces www.forces.fr
Mots clés : Analyse financière, état financier, grandes masses, compte de résultat, liaison entre bilan et compte de résultat, rôle de l’annexe, soldes intermédiaires de gestion, ratios d’exploitation


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